L’opération de libération des otages des FARC semble tirée du meilleur scénario hollywoodien, estime l’hebdomadaire Cambio. Rien ne manque: interception de conversations téléphoniques, infiltration, imitation de voix… Description d’un épisode digne de Mission : Impossible.

liberation d'Ingrid betancourt
Le président colombien Alvaro Uribe survolait le fleuve Magdalena, entre Puerto Wilches y Barrancabermeja [nord de la Colombie], lorsqu’il a reçu un appel du ministre de la Défense, Juan Manuel Santos. La conversation, noyée dans les bruits du moteur de l’hélicoptère, a duré une minute. “Nous venons de libérer Ingrid Betancourt, les trois otages nord-américains et onze compatriotes”, a ensuite déclaré le président à ceux qui l’acompagnaient.

Ce qui s’est passé ce mercredi 2 juillet est digne du cinéma. La libération des otages s’est déroulée sans qu’un seul coup de feu soit tiré et sans effusion de sang. Les responsables de ce que l’on retiendra comme le plus grand exploit militaire de l’histoire récente de la Colombie sont des membres d’un détachement des forces spéciales et du renseignement militaire. Ils ont agi avec la patience et l’habileté d’un joueur d’échecs, jusqu’à l’aboutissement de la mission “Jaque” [en espagnol, le “échec” de “échec et mat”].

La suite ici